L’actrice américaine pose à la une du nouveau Time France, marquant un nouveau geste fort dans son combat pour la prévention des cancers.
Douze ans après avoir révélé avoir subi une double ablation des seins, Angelina Jolie a choisi de dévoiler ses cicatrices dans le numéro inaugural de Time France, déclinaison hexagonale du célèbre magazine américain.
En kiosques depuis le 18 décembre 2025, ce trimestriel de 200 pages spécialement conçu pour le marché francophone, embarque donc quelques clichés non-explicites de cette intervention chirurgicale que l’actrice a choisi de subir à titre préventif, autant que la double ablation des ovaires et des trompes subies en 2015.
L’élément déclencheur de ces interventions fut la découverte qu’elle portait le gène BRCA1, un gène de prédisposition augmentant considérablement le risque de développer un cancer du sein (estimé à 87%) ou des ovaires (environ 50%).
« Je partage ces cicatrices avec beaucoup de femmes que j’aime et je suis toujours émue lorsque je vois d’autres femmes partager les leurs« , confie aujourd’hui la vedette hollywoodienne, photographiée pour l’occasion par Nathaniel Goldberg.
Un message de soutien et d’espoir
Sur les images, Angelina Jolie apparaît vêtue de tenues simples, les cicatrices discrètement visibles mais jamais ostentatoires, comme une présence silencieuse qui incarne à la fois la vulnérabilité et la résilience.
Son témoignage dépasse le cadre intime. L’actrice, connue pour son engagement humanitaire, plaide pour un accès équitable aux soins, face au fléau des cancers, notamment celui du sein, première cause de mortalité féminine par cancer, rappelle Time France.
« Chaque femme devrait toujours pourvoir déterminer son propre parcours de santé et disposer des informations nécessaires pour faire ses choix : les tests génétiques et le dépistage ont vocation à être accessibles et abordables pour les femmes présentant des facteurs de risque évidents ou des antécédents familiaux significatifs », affirme-t-elle.
« Lorsqu’en 2013, j’ai partagé mon expérience, c’était pour encourager des choix éclairés », rappelle la vedette de « Lara Croft: Tomb Raider », dont l’initiative avait provoqué un écho mondial, contribuant à sensibiliser l’opinion à la prévention des cancers du sein et des ovaires.
Une résonance artistique
Le nombre de dépistages avait d’ailleurs connu une forte hausse, un phénomène baptisé depuis « l’effet Angelina Jolie ». Son apparition dans Time France coïncide avec la sortie prochaine de Couture, film réalisé par la cinéaste française Alice Winocour, attendu en salles en février, et dont le récit fait écho à l’histoire personnelle de l’actrice.
« C’est une histoire très personnelle pour moi ; j’ai tout de suite ressenti une profonde résonance avec Maxine Walker, mon personnage. J’ai toujours admiré le travail d’Alice, c’est une réalisatrice brillante, et sa façon d’aborder la maladie est inédite. Trop souvent, les films sur les épreuves des femmes – surtout le cancer – parlent de fin et de tristesse, rarement de la vie. Alice a réalisé un film sur la vie et c’est précisément pour cela que les sujets sensibles qu’il aborde sont traités avec autant de délicatesse », affrme-t-elle.
Selon l’actrice oscarisée, « les épreuves, les maladies, les douleurs font partie de notre existence, mais ce qui compte, c’est la manière dont on les affronte. Pour moi, et pour tant de femmes qui ont vécu cela, il était essentiel de rappeler que ce qui permet de traverser ces moments, c’est justement la vie ».
