I have a dream

Il y a cinquante ans, Martin Luther King, figure emblématique des droits civiques des Noirs aux Etats-Unis, se faisait tuer à Memphis, le 4 avril 1968. Que reste-t-il de son héritage ? 

Le 4 avril 1968, Martin Luther King, ancien pasteur afro-américain et militant non-violent pour les droits civiques des Noirs en Amérique, se faisait assassiner sur la terrasse de son hôtel de Memphis, dans le Tennessee. Sa disparition brutale et soudaine a ému le monde entier, et tout particulièrement la communauté noire, à laquelle il avait consacré son combat.

Tout a commencé avec Rosa Parks. Un soir, alors qu’elle rentre chez elle, cette femme noire décide de s’installer à l’avant du bus, où les places sont exclusivement réservées aux blancs. Ce geste fort lui a couté son emploi, et elle fut arrêtée.

A l’époque, Martin Luther King était un jeune paroissien. Il a alors décidé de mener une action de soutien, appelant au boycott des transports publics de Montgomery, endroit même où s’étaient déroulés les faits. Après 381 jours, le boycott avait porté ses fruits : la ségrégation avait été déclarée illégale dans les transports.

Fort de cette réussite, Martin Luther King s’est engagé dans la lutte contre la ségrégation, et s’est battu pour les droits civiques des Noirs. Cet engagement avait pour objectif de faire reculer les injustices immenses subies par les Noirs américains, faire qu’aucune personne ne soit plus jugée en fonction de la couleur de sa peau, et abattre les murs d’hostilité et de méfiance entre Noirs et Blancs.

L’engagement de Martin Luther King s’est toujours voulu non-violent.

Je vois certainement la non-violence comme l’arme la plus puissante et la plus efficace pour les personnes oppressées en général et pour les noirs en particulier, qui cherchent la justice raciale aux États-Unis. Je ne vois pas de réponse dans la violence, qui créerait des problèmes sociaux nouveaux et plus complexes. Mais le pouvoir de la non-violence est de désarmer les opposants. Elle révèle leurs croyances morales et en même temps agit sur leurs consciences. Je pense que c’est la meilleure méthode pour les noirs dans leur lutte et je suis absolument convaincu qu’elle peut mener à une suppression totale de futures injustices raciales”, a-t-il déclaré dans une interview à la radio suisse Romande, en 1964.

Cet interview intervient l’année suivant son emblématique discours “I have a dream”, prononcé en 1963, dans lequel il expliquait son rêve de voir une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres.

Cinquante ans après son décès, la population noire des Etats-Unis continuent de se battre pour ne plus être victime d’injustice, de ségrégation et de racisme.

 

 

 

 

 

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