Theresa May: le choix de la confrontation

Sergueï Skripal, ancien espion russe, a été empoisonné avec sa fille Youlia le 4 mars dernier à Salisbury. Theresa May, Première ministre du Royaume-Uni, a décidé de sévir

En 2006, Serguei Skripal a été accusé de “haute trahison” par le gouvernement russe, pour avoir vendu des informations au renseignement britannique. Condamné à 13 ans de prison, cet exilé russe s’est vu libérer après un échange d’espions entre plusieurs pays. Il s’était depuis installé à Salisbury, petite ville du sud-ouest de l’Angleterre. 

Depuis que l’ex agent double russo-britannique a été empoisonné par l’administration d’un agent innervant, rien ne va plus entre l’Angleterre et la Russie. En effet, dès le 4 mars, les soupçons se sont rapidement portés sur la Russie, bien qu’elle se dédouane complètement de ce qui est arrivé à Salisbury. “La Russie n’a rien à voir avec ça” souffle Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie Russe.

La Première ministre avait annoncé des mesures radicales, ce qu’elle n’a pas manqué de faire le 14 mars dernier. C’est devant le Parlement anglais qu’elle a énoncé sa riposte: 23 diplomates russes, soupçonnés d’être des espions, ont été remerciés, et c’est un aller simple pour Moscou qui les attend. Le Parlement anglais leur laisse une semaine pour plier bagage et retourner en Russie.

Ces hostilités contre le pays de Vladimir Poutine ne sont pas nouvelles. En novembre 2017, un peu plus d’un an après le Brexit, Theresa May avait accusé Moscou de servir de cela comme “une arme”, afin de “semer la discorde dans le monde occidental”.

Après les sanctions fracassantes de la Première ministre, les politiques russes ont immédiatement dénoncé une réponse “hostile”, “inacceptable” et “injustifiée”. “Le gouvernement britannique a fait le choix de la confrontation avec la Russie” a déclaré le ministère des affaires étrangères russe. Il s’est par la suite empressé d’ajouter : “Bien évidemment, nos mesures de ripostes ne se feront pas attendre”.

Pour l’heure, Sergueï Skripal et sa fille restent hospitalisés dans un état critique. Les relations diplomatiques entre l’Angleterre et la Russie, risquent, quant à elles, d’être complétement gelées.

 

 

 

 

 

 

 

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