L’ancien Premier ministre est appelé à se présenter pour prendre la succession d’Emmanuel Macron, dans le cadre d’une initiative réunissant maires, conseillers régionaux et départementaux.
« Il est, pour nous, la personne dont notre pays a besoin ». Pour Renaud Muselier, Thomas Cazenave ou encore Franck Riester, le doute n’est plus permis : Gabriel Attal apparaît comme celui sur lequel la France devrait miser en vue de l’élection présidentielle de 2027.
Aux côtés de plusieurs centaines d’autres personnalités – parmi lesquels des maires, des conseillers régionaux et départementaux —, le président de la Région SUD, l’édile de Bordeaux, et l’ancien ministre et maire de Coulommiers, exhorte, dans une tribune publiée dans La Tribune Dimanche, le 16 mai dernier, à se présenter à l’élection présidentielle prochaine.
« L’élection présidentielle sera un moment de bascule pour notre pays. Nous refusons de voir la France livrée aux défaitistes, aux fatalistes, à tous ceux qui n’ont rien d’autre à promettre que la gestion du déclin », peut-on lire dans le texte.
Un nombre symbolique qui fait écho aux parrainages
Selon les auteurs, le futur chef de l’État devra savoir « écouter et concerter », être « prêt à partager le pouvoir » et capable de « rassembler ». Les signataires, au nombre de 500, présentent Gabriel Attal comme un dirigeant doté « de l’expérience nécessaire, de l’audace pour proposer et de la capacité d’agir ».
Ce chiffre revêt une dimension hautement symbolique. Il correspond précisément au nombre de parrainages d’élus – maires, députés, sénateurs et conseillers régionaux – nécessaires pour être officiellement candidat à l’élection présidentielle en France.
L’entourage du plus jeune Premier ministre de la Ve République assure pourtant au Parisien que « la tribune n’est qu’un début » et que « cet appel est ouvert à la signature et va continuer à croître ».
Si l’intéressé n’a pas encore officialisé sa candidature, il figure déjà parmi les prétendants sérieux à l’Élysée, fort de six années passées au sein de l’exécutif macroniste, d’abord comme ministre de l’Éducation, puis à Matignon.
Une précampagne qui s’intensifie
À 37 ans, celui qui se voit en candidat naturel du bloc central, a considérablement intensifié sa campagne depuis la sortie de son livre, En homme libre, fin avril.
Sa stratégie le place en concurrence directe avec Édouard Philippe, autre figure majeure de la majorité présidentielle, même si les récents sondages montrent un resserrement de l’écart entre les deux hommes.
Convaincu qu’une « attente de radicalité » traverse la société française, l’ancien chef du gouvernement assume des positions particulièrement fermes sur les questions régaliennes, notamment la sécurité, la justice et l’immigration, quitte à s’aliéner l’aile gauche résiduelle de son parti.
De quoi susciter des accusations d’ »ambitions personnelles » démesurées au sein de son propre camp, notamment de la part d’Élisabeth Borne, elle aussi ancienne Première ministre de Macron. « Un parti devrait être un collectif et non un outil d’une communication personnelle« , avait-elle déclaré il y a quelques mois.
