Dray et les rafles de migrants

En évoquant le terme « rafle » concernant les projets de loi sur l’immigration du nouveau gouvernement, Julien Dray a ouvert un large débat, qu’il semble nécessaire d’aborder.

Sur la forme et le personnage, il ne faut pas se faire d’illusion : avec un Parti socialiste en état de mort cérébrale, les anciens cadres du parti tentent tout pour faire parler d’eux, exister encore un peu médiatiquement, le temps de négocier un nouvel étendard.

Ainsi, après avoir annoncé qu’il voulait demander aux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) de donner à chaque Français 50.000 euros le jour de sa majorité, il s’est permis une salve contre-productive contre la politique migratoire du gouvernement d’Edouard Philippe.

Dimanche 14 janvier, invité sur le plateau de BFM TV, il a utilisé « délibérément » la comparaison entre les contrôles dans les centres d’accueils de migrants et les rafles nazis.

«Je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Aussi dur que le mot soit, ça apparaîtra comme cela», a-t-il ainsi précisé.

Logiquement, le délégué général de la République en Marche, Christophe Castaner, a répondu à cette attaque, de manière agacée :

«C’est une petite insulte faite aux agents de l’Ofpra et de l’Ofii qui vont se rendre sur place. Est-ce que ces agents sont des agents de la Gestapo? Je pense que le débat mérite un peu mieux que cela. […] On envoie des fonctionnaires, jamais de policiers, on prévient 48 heures à l’avance que ces fonctionnaires vont venir. […] On est bien loin des rafles. Ce débat mérite mieux que ces mots qui portent en eux-mêmes une forme de violence à laquelle Julien Dray ne nous avait pas habitués».

 

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